Figures de style

LES PRINCIPALES FIGURES DE STYLE

FIGURES DE STYLE EXPLICATIONS EXEMPLES


COMPARAISON
Rapproche 2 éléments : le comparé (ce qu’on voit réellement), et le comparant (ce qu’on imagine, parce que ça ressemble), avec un mot de comparaison (comme, tel, pareil à…) -Tes cheveux sont comme un océan. (cheveux : comparé ; océan : comparant)

METAPHORE
Rapproche 2 éléments (comme pour la comparaison), mais de façon directe et sans mot de comparaison. -L’océan de tes cheveux (cheveux : comparé ; océan : comparant)
PERSONNIFICATION Attribue un comportement humain à une chose. – La rivière chante.
– Les nuages courent.
ALLEGORIE Représentation d’une idée abstraite sous forme de personnage. – La Mort arrive.
– « Ô Temps, suspends ton vol » (Lamartine)

METONYMIE
Désigne un ensemble, pour parler d’une partie seulement de cet ensemble : le tout pour la partie. – Caen a battu Marseille.
– Finis ton assiette.
– Allons boire un verre.

SYNECDOQUE
Métonymie inversée : désigne une partie, pour parler d’un ensemble : la partie pour le tout. – Prendre le volant
– Faire de la voile

PERIPHRASE
Remplace un mot par une expression développée qui le définit. – L’astre du jour (le soleil)
– « La fille de Minos et de Pasiphaé » (Racine, désigne Phèdre)

ANTITHESE PARALLELISME
Construction parallèle de 2 propositions ou 2 phrases, avec une opposition entre les deux. – « Je vis, je meurs » (Louise Labé)
– « il me sera plus doux / De mourir avec lui que de vivre avec vous » (Racine)
CHIASME Construction en miroir, avec inversion de l’ordre des termes. – « Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger » (Molière)

OXYMORE
Colle ensemble deux mots de sens opposés. – Une nuit blanche
– « cette obscure clarté » (Corneille)

ANTIPHRASE
Dit le contraire de ce qu’on veut exprimer : figure de l’ironie. – Ah bravo !
– Tu vas voir comme je vais bien le recevoir !
PLEONASME Dit deux fois la même chose. – Monter en haut
– La mort qui tue
HYPERBOLE Amplification, exagération d’une idée. – Mort de rire / de faim
– J’ai déjà vu ce film mille fois.

ENUMERATION ACCUMULATION
Succession d’au moins trois termes (rythme ternaire), ou plus. Si l’énumération est très longue : effet d’accumulation. -« Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières » (Hugo)

GRADATION
Succession d’au moins trois termes avec un effet croissant, ou décroissant. – « Je me meurs, je suis mort, je suis enterré » (Molière)

ANAPHORE
Répétition, souvent en début de phrase, vers ou proposition. – « Faut-il laisser un affront impuni ?
Faut-il punir le père de Chimène ? » (Corneille)
EUPHEMISME Atténue une idée déplaisante (souvent pour parler de la mort). – Elle a perdu son mari
– Il nous a quittés

LITOTE
Exprime une idée en passant par son contraire. Contient toujours une négation. – C’est pas faux !
– Il n’est pas mauvais en maths.

ZEUGME OU ZEUGMA
Met sur le même plan un élément abstrait et un concret, le plus souvent avec un verbe commun. – J’aime ses beaux yeux et sa naïveté.
– « J’avais le rouge au front et le savon à la main. » (Brel)