Film: découpage et citations

BERTRAND TAVERNIER , LA PRINCESSE DE MONTPENSIER (2010)

Déroulement du film et citations

FILMCITATIONS

-Carton : rappel historique

« Automne 1567 »
-Champ de bataille après les combats, on ramasse les morts. Musique religieuse.
-Arrivée de chevaux au galop, qui tuent au passage, puis poursuivis par d’autres, parmi lesquels Chabannes. Arrivent à une maison isolée.
Devant la maison, longent les murs, puis tirent à travers la porte. Entrent et massacrent une famille. Chabannes tue une femme enceinte.
Devant la maison. Chabannes affolé essuie son épée dans l’herbe.



« Au nom du Christ, tirez ! » (compagnon de Chabannes)

-Plan large, campagne, Chabannes et Nicolas galopent.
Générique (Mélanie Thierry, puis Lambert Wilson en 2e)
-Arrivée devant une croix. Chabannes annonce à Nicolas qu’il déserte et se sépare de lui. Nicolas hésite, puis le suit.
-Montage de différents moments de leur voyage : plusieurs jours

-On entend des cloches. Nicolas va parler à des villageois. Chabannes le congédie car ne peut plus le payer.

Vous êtes banni des deux côtés » (Nicolas à Chabannes)
-Chabannes seul à cheval. S’installe pour dormir au pied d’un arbre. Il est agressé par des bandits qui lui passent une corde au cou.
Arrivée du Prince de Montpensier qui reconnaît Chabannes et le sauve. Chabannes lui annonce qu’il a déserté. Le Prince dit qu’il rejoint son père qui veut le marier.


« mon maître » « j’ai été cinq ans son élève, il m’a tout appris. » (le Prince)
-Chez les Mézières : le père Mézières et le père Montpensier boivent. Le père du prince dit ne plus vouloir marier son fils à Melle de Longuemain en raison de sa « légèreté ». Il loue Marie.
Le père Montpensier, directif et autoritaire, convainc le père Mézières de marier Marie au Prince et non au jeune Mayenne.

« Marie est un miracle d’honnêteté et de grâce» (le père Montpensier au père de Marie)


-Devant le château. Mayenne marche avec sa sœur Catherine. Devant, son frère Henri marche avec Marie. Henri de Guise entraîne Marie dans un buisson. Mayenne résigné. Elle rit, il veut l’embrasser, elle se dégage.
-Retour avec les deux pères. Le père du Prince critique les Guise, et offre des terres au père de Marie. Il annonce que les notaires sont là, et que son fils arrive.
Ils sortent, rencontrent le Cardinal, qui a compris. Il leur dit que c’est une humiliation pour les Guise, et qu’il leur parlera.
-Henri de Guise et son frère Mayenne devant le château : leçon d’escrime. Arrivée du Prince, qui voit Marie qu’il n’a pas vue depuis deux ans. Guise le défie sur le pont par jeu. Arrivée des deux pères : on veut leur parler. Chabannes en retrait.
-Marie sous le porche entend vaguement qu’on se dispute des deux côtés (effet subjectif sur Marie). Colère d’Henri. Elle entend « affront ».
-Chabannes et le Prince dans le château, entendent des cris.
-Marie tient tête à son père, il hurle et la menace, puis la giffle. Sa mère intervient.« Non, mon père ! »(Marie)
-Marie et sa mère, assises. Sa mère lui fait la morale. « Soumettez-vous » (sa mère, deux fois)
-Nuit. Marie va voir Guise dans son lit et lui annonce son mariage. Il l’embrasse. La musique du mariage commence.
-Mariage, à l’église.
-Repas de noces. Le père de Marie donne la recette des anguilles.
-Scène de la nuit de noces. Le Prince se couche, on lave Marie, nue au milieu de la pièce. La famille attend, les deux pères jouent aux échecs dans la pièce voisine. On leur amène le drap taché.
-Départ en carrosse, Marie s’installe. Le Prince lui annonce dix jours de voyage.
-Voyage en carrosse, les hommes chevauchent à côté. Marie parle au Prince à cheval, il défend Chabannes.
-Halte. Chabannes explique à Marie pourquoi il a renoncé à se battre, et pourquoi il est devenu huguenot : le prince de Condé lui a offert le premier sa protection à la mort de son père.« Je venais, au nom du Christ, de tuer une femme enceinte » (Chabannes à Marie)
-Arrivée au château. Le Prince explique que c’est « le plus éloigné de la guerre ». Marie rappelle qu’elle a été élevée à la dure au couvent.
Il lui fait choisir le côté qu’elle veut habiter.
« En votre compagnie il me sera agréable »
« J’aime le soleil. / M’aimerez-vous aussi, madame ? / Quand vous me le commanderez. »
-La mère Montpensier, malade, au lit. Son mari lui raconte le mariage et les tractations : les paons, les chiens. Il annonce qu’ils repartent le lendemain.« Mézières a cédé sur tout »
« Les Guise ont été odieux. / Les Guise sont toujours odieux ! » (la mère)
-Gémissements, on installe la mère du Prince dans le carrosse. Marie avec sa suivante Jeanne, qui se moque.
-Le Prince reçoit une lettre : le roi le demande, il part. Chabannes lui conseille de s’épargner sur le champ de bataille.
-Adieu à Marie dans la cour, il enlace Chabannes et lui confie Marie pour qu’il l’instruise. Il part.
-Après son départ elle ironise.
« Elle ne sait ni le dessin ni la poésie » (le Prince)
« le dur travail qui vous attend ! »(Marie à Chabannes)
« Vous avez déjà tout l’esprit qu’il faut pour apprendre » (Chabannes)
-Marie et Chabannes dans la salle d’étude. Elle lit du latin, il la reprend, elle refuse et demande à apprendre à écrire.
Elle écrit à la lueur d’une bougie. On entend un orage dehors. Chabannes la regarde.
« Reprenez. / Non. » « Je veux écrire » « maintenant »
-Nuit. Chabannes et Marie sur la terrasse. Il lui explique les étoiles, et lui dit qu’elle ira bientôt à la cour, où « tout le monde imite. Imitez ». Astres : « obéissance aux lois d’équilibre et de modestie » (Chabannes)
-Marie danse dehors avec Jeanne.
-Chabannes et Marie se rencontrent dans l’escalier devant les cuisines. Il dit qu’il doit faire un remède contre les engelures.
-Marie suit Chabannes dans la forêt. Il dit que les femmes transmettent des recettes, elle l’interroge sur cette femme, il ne répond pas. Elle lui parle de son amour pour Guise.
« Il ressemblait à Henri de Guise. Mais ce n’était pas lui. » (Marie)
-La guerre. Guise à pied se bat, le Prince à cheval. Fin de la bataille. Le Prince dit à Guise qu’ils ont gagné, Guise lui demande des nouvelles de Marie. Le Prince part sans répondre.
-Gémissements. Marie surprend Jeanne avec un homme.
-La salle de travail. Marie interroge Chabannes :« L’idée du péché, est-ce déjà péché ? / L’idée sans l’envie, non. / Et l’idée avec l’envie ? »
« Je lui demanderai… A mon confesseur, je lui demanderai. »
-Chabannes soigne les rosiers, puis avoue son amour à Marie. Elle le remet à sa place en lui rappelant ce qu’il disait des astres.
Elle soutient que l’oiseau qu’elle entend et une alouette, et critique les rimes.
« Je vous aime. » (Chabannes)
« J’ai déjà oublié vos paroles. Nous n’y reviendrons jamais » (Marie)
-Arrivée d’un vendeur ambulant, il présente sa marchandise. Chabannes achète les nouvelles, le vendeur leur raconte un fait divers, puis la guerre, et annonce que le héros du jour est Guise. Marie, à l’écart avec Chabannes, écoute. Il lui dit que ses sentiments pour Guise ne sont pas éteints.
-Retour de la chasse, un sanglier. Marie doit « faire le partage ». Chabannes vient l’aider. Il lui explique la guerre, la foi.
On apporte une lettre : le Prince réclame Chabannes.
La foi : « Au fond, c’est un peu ce qu’on pourrait dire de l’amour » (Marie
-Départ de Chabannes dans la cour. Il lui dit d’écrire à son mari, qui sera « auprès du duc d’Anjou ».
-Le Prince et Chabannes à cheval. Arrivée au camp sous la pluie.

Ils entrent dans la tente du duc d’Anjou, qui apprend le Polonais pour se marier. Le duc de Guise entre et annonce que « les Huguenots demandent une trève ». Son capitaine agonise.
« J’ai pleuré monsieur » (Guise)
-Retour au château, à cheval. Marie les regarde arriver d’en haut.
-Le soir, on la déshabille, il vient la voir et lui dit qu’ils doivent apprendre à se connaître.
-Le Prince rejoint Chabannes dans la salle d’étude et l’interroge à propos de Marie. Il dit ne pas la connaître.
Le Prince reprend Chabannes qui l’appelle Marie. Il découvre qu’elle écrit et s’inquiète.
-Le Prince rejoint Marie dans sa chambre.
« Que pensez-vous d’elle ? / Très belle… / Je veux dire comme élève. »
« Même en son absence, dites : la Princesse. »
« Pour faire réponse ? On lui écrit ? / Aucune lettre. »
-Chabannes, dehors, reçoit une lettre, et va la porter au Prince, au lit avec Marie. Il se lève nu, puis elle le rejoint, nue. C’est son père qui le demande à Paris à la cour.
-Deux barques sur la rivière, Marie avec Jeanne dans la première. Guise et Anjou à cheval, perdus. Ils tombent sur elle. Regard de Guise, qui explique à Anjou qui elle est. Anjou demande à passer la rivière, et s’installe en face de Marie. Les autres traversent à cheval.
-Guise, Marie, Anjou à cheval. Elle ignore Guise et parle à Anjou, lui dit qu’elle n’aime pas la chasse.
-A table. Guise demande à Chabannes de parler de son « expérience parmi les hérétiques ». Guise parle d’amour.
Anjou fait ouvertement la cour à Marie.
« Je ne raisonne pas, je ressens » (Guise)
Le Prince / Anjou : « J’irai dormir chez ma femme. / J’accepterai volontiers l’échange »
-Anjou avec Guise dans leur chambre, s’apprêtent à se coucher. Entendent des cris.
-Chez le Prince : scène de jalousie, il crie.
« Il n’a cessé de vous regarder ! » (à propos de Guise)… « J’aurais aimé moi aussi avoir un sourire de vous. Fol espoir. »
-Le Prince en sortant de sa chambre rencontre Chabannes dans l’escalier, qui lui dit que tout le château l’a entendu.
Anjou veut parler au Prince.
-Départ du Prince. Marie va voir Chabannes et lui demande s’il a parlé de ses confidences à son mari.
-Guise et Anjou à cheval. Anjou essaie de faire avouer à Guise qu’il aime aussi Marie. Il l’avertit que s’il lui a menti, ce sera le duel.
Le père du Prince chez le tailleur. Il est veuf et commande une nouvelle garde-robe.
-Marie avec Jeanne. Elle reçoit une lettre de son mari. Elle va voir Chabannes et lui annonce que son mari l’appelle à la cour. Elle est effrayée car Guise s’y trouve, puis heureuse de partir.
-La cour. Anjou, Marie, le Prince richement habillés. Elle retrouve Catherine.
Guise annonce au Prince que son père épouse sa sœur Catherine. Le père arrive et confirme la nouvelle.
Catherine pleure, Marie la console. Elles rient.
« C’est notre métier d’obéir. » (Marie à Catherine)
-Anjou fait la cour à Marie en se disant « jaloux » du Prince.
La reine veut voir Marie.
-Marie attend la reine. Guise vient la rejoindre et l’enlace. Il veut l’embrasser, le Prince arrive.« Je n’ai pas changé, Marie. »
-Duel qui commence dans l’escalier, puis dans la cour. Anjou intervient et les sépare.
-Marie chez la reine. Le roi tousse derrière un paravent. La reine fait la morale à Marie.« Il y a deux puissances contraires sur vous »… « droiture »… « sensualité »… « Qui va gagner ? »
« Il ne faut pas écouter Guise, il fait aussi la cour à ma fille Marguerite. » (la reine)
-Escaliers. Elle rejoint Guise et l’accuse d’aimer Marguerite. Il lui dit que c’est elle qu’il aime. Ils se cachent et il l’embrasse. Elle fuit.
-Retour dans sa chambre, heureuse, elle sourit, se jette dans un fauteuil. Entre Chabannes. Elle lui avoue, il lui fait des reproches et la ramène à la raison. Elle lui affirme qu’elle ne cédera pas.« M. de Guise a repris feu pour moi. Et j’en suis heureuse. »
« Oubliez M. de Guise. / Oui, je le veux. »
-Un chameau. Fête maure à la cour. Marie danse. Guise soulève son masque et lui sourit. Catherine retient le Prince pour qu’elle lui parle, mais elle se trompe et parle à Anjou, lui disant que son mari les soupçonne.
Anjou a compris et menace Guise.
Le Prince souffre et s’en plaint à Chabannes.
Anjou fait chercher Marie.
-Marie attend Guise dans le recoin au pied de l’escalier. On vient lui dire qu’il ne viendra pas, et qu’Anjou veut lui parler. Anjou lui dit que Guise aime sa sœur Marguerite et qu’il est avec elle. Il la ramène à son mari.
Le Prince entraîne Marie par le bras, furieux.
Il l’enferme, lui dit qu’il la renvoie à la campagne, ordonne une garde avec des chiens.
« Elle était sur le point de se perdre » (Anjou au Prince)
« Vous m’avez humilié ! » (le Prince à Marie)
-Les chiens aboient. Dehors, Chabannes rencontre Guise. Il veut parler à Marie. Chabannes dit que si elle accepte, elle mettra une lampe à sa fenêtre, et qu’il ouvrira « la petite porte près du puits ».
-On coiffe Marie, puis seule, on frappe. Chabannes lui dit que Guise veut lui parler. Elle hésite.« Croyez-vous qu’il m’aime ? / Oui, Mme. / Et moi, croyez-vous… ? / Hélas, oui. »
-Marie, seule, allume des bougies.

Guise dans la cour, tue un chien, aide de Chabannes, il entre. Elle crie en disant qu’elle l’attendait et qu’il n’est pas venu, il lui apprend que ce n’est pas à lui qu’elle a parlé.
-Le Prince entend du bruit, va voir. On découvre un chien mort dans la cour.
-Chabannes avertit qu’on arrive, trop tard, il cache Guise.
On frappe, Chabannes ouvre au Prince. Le Prince veut se battre, mais Chabannes refuse, le Prince le laisse s’enfuir. Le Prince sort.
«  Fuyez ! » (Chabannes à Guise, puis Marie à Chabannes)
-Retour de Guise, qui embrasse Marie, la déshabille…
-Départ pour la campagne. Le Prince à la fenêtre, elle le rejoint, lui dit qu’elle voyagera seule.« Je veux une lettre chaque semaine. / Ce sera probablement la même, chaque semaine. »
-Chabannes arrive à cheval dans une auberge.
-Marie chevauche seule, suivie à distance par deux cavaliers.
-Le Prince, seul et triste.
-Arrivée de Marie, épuisée.
-Chabannes soigne son cheval, puis écrit une lettre pour Marie.
-Voix off de Chabannes lisant sa lettre, tandis que dehors on s’arme. On trace des croix sur les portes, on assassine.
Chabannes sort à cheval, se fraie un passage, puis à pied tombe sur une femme enceinte attaquée. Il se bat, la sauve, et se fait tuer.
-Le Prince trouve le cadavre de Chabannes dans la rue, et découvre sur lui la lettre pour Marie.
-Le Prince rentre à cheval au grand galop. Son cheval meurt d’épuisement, il prend celui d’un autre.
Marie attend sur le rempart. Il la retrouve. Il lui donne la lettre en lui disant qu’il l’a « lue, relue, apprise », et lui annonce que Chabannes est mort.
Il lui dit que Guise épouse Melle de Clèves et qu’il ne l’aime plus.
Elle part, il la suit dans l’escalier. Sur le mur est inscrit : « La vertu pour guide ». Elle s’enferme dans sa chambre, il lui parle à travers la porte. Il dit qu’il lui pardonne mais lui interdit d’aller à Blois.
-Devant le château de Blois. Guise s’entraîne, arrive Marie. Il lui fait comprendre qu’il ne l’aime plus.« résolue à rompre les liens du mariage » (Marie à Guise)
-Marie seule à cheval. Voix off de Chabannes : suite de sa lettre.
-Une chapelle dans la neige, Marie sur la tombe de Chabannes.
Elle sort et marche seule dans la neige. Voix off de Marie.
« Comme François de Chabannes s’était retiré de la guerre, je me retirai de l’amour » (voix de Marie)